Comment établir des consignes claires et appliquer des conséquences en lien avec le comportement

Bonjour chères familles!

Comment allez-vous en cette période d’incertitude et de confinement? En tant que maman, je comprends vos inquiétudes et vos questionnements sur les divers sujets en lien avec les enfants. Nous sommes à la réorganisation de nos routines familiales, de notre temps de travail, de tout notre quotidien quoi! 

Aujourd’hui, j’aimerais vous offrir un article qui vous aidera à adapter vos consignes afin que celles-ci soient entendues et suscitent la collaboration de vos petits et grands.

Sachez que les enfants ont besoin d’avoir un guide, un modèle à suivre afin de se sentir en sécurité et en confiance pour exécuter une consigne ou une demande. 93% de ce que l’on communique vient de notre non-verbal. Eh oui! 93% de nos actions sont des automatismes de notre corps et nous en sommes inconscients. Mais l’enfant, lui, les perçoit et il s’y réfère afin de s’assurer qu’il a un adulte solide et confiant sur qui il peut s’appuyer en toute circonstance. 

Prenons un exemple de votre quotidien: un matin où vous êtes pressé et où votre temps est compté pour vous rendre au travail, vous exigez de votre enfant qu’il se dépêche et qu’il soit prêt rapidement. Que se passe-t-il ? Probablement une escalade d’émotions, il se met à crier, à faire une crise, ce qui provoque généralement la même chose de votre côté. Le temps file, la désorganisation de votre enfant entraîne votre propre désorganisation.

Voyons maintenant une situation sous un angle différent: c’est un matin de congé, vous êtes calme et à l’écoute des besoins de votre enfant. Vous verbalisez son émotion ou son besoin, vous annoncez ce qui est prévu et vous décortiquez le temps alloué. Vous mettez même une minuterie. Que se passe-t-il de différent? Votre enfant, face à un adulte calme et confiant, exécute la consigne comme par magie, sans trop réagir. 

Lorsque je me rends chez une famille, c’est l’une des premières choses que je démontre aux parents. Lorsque vous êtes convaincu, vous êtes convaincant, et vous devenez alors un parent solide et confiant. Certainement plus facile à dire qu’à faire, me direz-vous? Eh bien, pas nécessairement. Il suffit d’être en accord avec ce que l’on dit et ce que l’on fait. Le dicton «Il faut que les babines suivent les bottines» confirme qu’il faut ajuster sa parole à ses actions!

Voici quelques lignes directrices que vous pouvez suivre afin de vous aider dans votre quotidien:

 

  • Utilisez la méthode des deux choix: émettez une consigne claire, comme par exemple «Avant de manger, on se lave les mains». Donnez à votre enfant deux choix afin d’accéder à la demande: «Tu y vas seul où je t’accompagne?». 

Concentrez-vous sur la consigne, peu importe le choix de l’enfant. Le but est qu’il l’exécute. Offrez-lui des choix en lien avec ses intérêts. Lorsque vous lui demandez de ranger sa chambre, proposez-lui: «Tu ranges ta chambre avant ou après le déjeuner?». Ou encore: « Tu la ranges seul ou tu veux que je t’aide un peu?». La consigne reste «Range ta chambre». 

  • Faites de la prévention: annoncez à votre enfant ce qui va arriver. Toujours avoir une consigne et une conséquence connue de votre enfant élimine l’inconnu et l’anxiété. Donnez la consigne et les deux choix. Annoncez le temps prévu et décortiquez-le. Si l’enfant refuse, il ne peut pas accéder à l’activité suivante. Soyez clair et précis dans votre demande. Utilisez le «quand» au lieu du «si». Changez le «non» en «oui». Par exemple: «Oui, tu peux aller jouer à un jeu vidéo quand tu auras terminé ton 15 minutes de lecture».

De plus, lorsque vous donnez une conséquence, assurez vous qu’elle soit en lien avec le comportement ou l’action de l’enfant. Pour qu’elle soit efficace, l’enfant doit en retirer un apprentissage constructif. Exemple: exiger que votre enfant reste assis cinq minutes sur une chaise parce qu’il a n’a pas fermé la télévision ou parce qu’il a crié lors d’un conflit avec son frère ne lui montrera pas comment faire ou comment exécuter la demande. Donnez-lui exactement la bonne façon de faire, les bons mots à utiliser. 

  • Observez et soyez à l’écoute pour bien cibler le besoin de votre enfant dans une situation difficile. Aidez-le à verbaliser son émotion et donnez-lui des outils, des solutions concrètes qu’il pourra utiliser pour se calmer. Par exemple: se retirer dans sa chambre, faire du dessin, lire un livre. Allez-y selon ses intérêts. Le but est de lui apprendre à reconnaître son émotion. N’oubliez pas que votre enfant est en apprentissage. La maturité émotionnelle, qui est située dans le cortex préfrontal, n’est pas encore développée à son plein potentiel.

 

Je répète régulièrement à mes familles la règle des «5 C»:

  • Être constant
  • Être cohérent 
  • Avoir une consigne claire et connue de l’enfant

Soyez également chaleureux et ferme afin que votre coco ressente que vous êtes présent pour le soutenir et le guider en toute sécurité, peu importe ce qui se produit.

 

Voilà! N’hésitez surtout pas à me contacter si vous avez des questions. Et rappelez-vous que vous n’êtes pas seuls!

À très bientôt! Gros bisous xxx

Laithicia Adam, coach familial

Fondatrice et directrice de Lili Rescousse

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