La détresse parentale: attention!

Depuis un an déjà, le temps s’est arrêté et nous avons mis notre vie sur «pause» en attendant des jours plus ensoleillés. Pendant ce temps, les enfants continuent de grandir, d’évoluer, de se développer et d’intégrer de nouveaux apprentissages au quotidien.

Avec ces quelques lignes, j’aimerais mettre en lumière les impacts qu’ont nos gestes et nos paroles sur les messages que l’on envoie à nos enfants. Je parle ici de la détresse émotionnelle, physique et non verbale qu’on leur transmet bien malgré nous. Évidemment, je vais vous offrir des suggestions positives et bienveillantes à mettre en place pour diminuer ces impacts qui peuvent être la source de bien des comportements chez les enfants comme la désorganisation, l’agitation, l’opposition, les crises, les pleurs, l’insécurité, voire même du stress et de l’anxiété. Alors, j’ai piqué votre curiosité? Commençons!

La plupart de nos réactions sont généralement contrôlées par nos émotions. Eh oui! Nous sommes des êtres émotionnels et nos actions et comportements y sont liés. Prenons le temps de nous questionner: lors des différentes routines de la journée (matin, devoirs, dodo), dans quel état émotionnel êtes-vous? Disponible? Fatigué? Surchargé par le travail ou par une nouvelle annonce du gouvernement? Eh bien, selon votre état, vos actions et vos interventions seront bien différentes, voire même complètement à l’opposé. C’est normal puisque vous êtes en surcharge émotionnelle. Et pour votre enfant, c’est la même chose, et plus encore.

Si votre enfant est âgé entre 0 et 5 ans, il n’a pas la maturité émotionnelle pour gérer et faire face seul à cette bataille intérieure. Il a besoin d’un adulte calme et disponible pour l’aider dans sa gestion des émotions. Si vous êtes vous-même déjà surchargé, le résultat est bien évidemment la désorganisation et la crise de colère et ce, généralement des deux côtés.  Suit alors une grande culpabilité parentale. Sachez que cette maturation neuronale débute entre 5 et 7 ans. Le cerveau émotionnel ou limbique se peaufinera jusqu’à l’âge de 22 à 24 ans chez le garçon et entre 18 et 20 ans chez la fille. Votre enfant aura donc besoin d’un adulte solide et confiant pour l’aider tout au long de son enfance et de son adolescence afin de développer de saines habitudes dans la gestion de ses émotions. Il serait donc bénéfique et positif pour toute la famille de créer, en lien avec les intérêts de chacun, des moments pour se faire du bien. Nous y reviendrons un peu plus tard.

Petite question quizz: à quel âge le cerveau atteint-il sa pleine maturité? Réponse: entre 40 et 45 ans. Je vous entends déjà dire: «Quoi?». Eh bien oui! Le cerveau est très complexe et il peut continuer de développer des apprentissages pendant de longues années s’il est accompagné de saines habitudes de vie.

Il existe autant de facteurs que de réactions chez l’être humain. Toutefois, il est important de comprendre que nos paroles et nos gestes ont une grande influence sur les comportements de notre enfant. Rappelez-vous lorsque je vous ai parlé des neurones miroir et du rôle qu’ils ont sur nous et sur les gens autour de nous : https://fr.wikipedia.org/wiki/Neurone_miroir. Je vous suggère d’y apporter une attention particulière puisqu’elles seront au cœur de la solution, voire «LA» clé. Il vous sera donc très utile de développer des habitudes qui envoient un message de solidité, de confiance et d’assurance à votre enfant si vous souhaitez qu’il collabore et qu’il vous suive en toute sécurité. Ceci étant dit, avant d’agir ou d’intervenir, demandez-vous si vous êtes à l’aise ou en accord ou si vous ressentez une réticence.

Voyons ensemble quelques pistes de solutions positives et bienveillantes.

Pour le parent:

Prendre des moments pour soi, pour se faire du bien:

  • Se faire couler un bain chaud;
  • Lire un livre;
  • Faire une sieste;
  • Faire du yoga;
  • Faire de la visualisation, de la méditation;
  • Pratiquer des techniques de respiration;
  • Prévoir une séance d’hypnose;
  • Marcher;
  • S’entraîner;
  • Discuter avec un ami ou quelqu’un de confiance;
  • Se donner le droit à l’erreur et en retirer un apprentissage constructif (je sais, ce n’est pas toujours évident mais vous devez vous concentrer sur le positif!)

Pour l’enfant:

Divers outils et stratégies s’offrent à vous afin de l’aider dans sa gestion des émotions. Je vous invite à prendre en considération ses intérêts du moment.

  • Offrir les trois gros câlins plusieurs fois par jour. Son petit réservoir émotionnel se remplit beaucoup plus vite que le vôtre;
  • Utiliser la technique du rire (vous pouvez visionner ma capsule https://www.youtube.com/watch?v=kRgCEWDSos0&list=UUJsltc-X-OoK9PIrCCxyRGw&index=51)
  • Écouter de la musique;
  • Offrir votre aide et votre soutien même si l’enfant le fait par lui-même. Vous devez être à l’écoute de son besoin;
  • Verbaliser pour lui son émotion ou son état;
  • Utiliser la technique du ruban (https://www.youtube.com/watch?v=6aQN80q0EvE&list=UUJsltc-X-OoK9PIrCCxyRGw&index=40);
  • Utilisez le jeu. Exemple: faire une course avec une minuterie;
  • Utiliser l’imaginaire pour aider votre enfant à démystifier le défi ou la difficulté qu’il vit. Vous pourriez utiliser son ourson préféré ou une marionnette.
  • Faire des pressions profondes, des massages.

Gardez en tête que vous et votre enfant avez besoin de faire des décharges émotionnelles et de vider le trop-plein. De plus, il est souhaité d’un côté comme de l’autre, de remplir le réservoir affectif par des moments de pleine disponibilité et de chaleur. Il y a autant de façons de faire qu’il y a de familles! À vous de trouver la meilleure stratégie pour nourrir votre cœur et votre esprit pour être le parent que vous souhaitez être et ainsi le partager avec votre enfant.

 

Comme toujours, je suis là pour vous guider dans la bienveillance, le respect et l’écoute de votre rôle parental. Au plaisir et à très bientôt!

 

Laithicia Adam, propriétaire de Lili Rescousse, coach familial, hypnologue

Lrcoachingfamilial.ca

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