La dernière ligne droite avant les vacances, conserver la motivation scolaire jusqu’à la fin?!

Sentez-vous cette excitation dans l’air? En mai, une saveur d’été et de vacances se fait sentir chez les petits comme chez les grands. Les journées sont plus longues et le goût d’être à l’extérieur et de relâcher les efforts est tentant. Par contre, ce n’est pas le moment d’abandonner! Voici quelques trucs afin de préserver la motivation scolaire chez vos enfants jusqu’à la fin.

Premier truc (très important!): préserver la qualité du sommeil chez votre enfant. Il est vrai que le soleil se couche plus tard le soir, mais votre enfant a les mêmes besoins de sommeil qu’avant. Lorsqu’il dort, il fait la consolidation des apprentissages de la journée. L’hormone de croissance est sécrété, le sommeil permet également la régulation de l’humeur ainsi que le processus de cicatrisation. Votre enfant a besoin d’avoir des heures de sommeil stables et récupératrices afin d’utiliser son plein potentiel et de tout donner jusqu’à la fin de l’année scolaire.

Deuxième truc: prendre le temps de planifier un horaire de la semaine avec votre jeune. Cet horaire devrait comporter les leçons et les devoirs qui sont à voir et à remettre. Concentrez-vous sur les tâches qui sont plus difficiles pour votre enfant. Quinze à vingt minutes suffisent. De plus, lorsque vous voyez que cette période devient trop difficile ou que votre enfant n’est plus du tout réceptif, arrêtez tout et levez-vous quinze minutes plus tôt le lendemain matin. Ce sera plus agréable, efficace et positif pour tout le monde!

Troisième truc: diversifier la façon et les endroits où vous effectuez les apprentissages. Il fait beau? Sortez dehors! Faites faire à votre enfant de la corde à sauter ou quelques sauts de trempoline pour revoir ses additions et soustractions. Faites-lui apprendre ses mots de vocabulaire en écrivant avec de la craie dans la rue. Lancez-lui un ballon pour assimiler les multiplications. Utilisez tous les sens afin de solliciter un maximum d’interactions et faciliter les apprentissages au quotidien. Intégrez tous les sens comme le visuel, l’auditif et le kinesthésique pour améliorer sa concentration et son niveau de participation. Qu’il soit assis, debout, couché ou en mouvement, votre enfant aura la possibilité de répondre à son besoin de bouger et cela facilitera ses apprentissages. Qui a dit que cette période devait être une corvée?

Quatrième truc (et non le moindre): la notion de plaisir! Je sais que, régulièrement, cette période est redoutée, voire même stressante pour plusieurs. Mais vous avez la possibilité de la rendre agréable et plus détendue. L’enfant apprend par le jeu, par l’exploration et dans la découverte. Incorporez le jeu lorsque vous préparez les repas en lui demandant de mesurer les quantités, de les additionner, de les soustraire et même de faire des hypothèses sur les résultats. Tout en mettant la table ou en vidant le lave-vaisselle, on demande les mots de vocabulaire. Durant le trajet du retour à la maison, pratiquez les notions de mathématiques ou de français sur une feuille plastifiée avec un crayon à encre effaçable. Il y a tant de possibilités! Mettez de l’avant les jeux de société. Ils ont tous une qualité en commun, celle de donner du plaisir! Donc allez-y, amusez-vous! De plus, ils sont conçus pour travailler les mathématiques, le français, la patience, le respect des règles et les consignes. Wow! C’est fou tout ce que l’on peut faire en ayant du plaisir!

Dernier truc (mais tellement primordial): il faut avoir des paroles, des attitudes positives et encourageantes face aux efforts de votre enfant. Il a besoin de sentir que vous êtes derrière lui, que vous l’encouragez et que vous êtes fiers. Il se peut que votre jeune ait des attitudes négatives et peu collaboratrices. Détachez-vous de ceux-ci, prenez une attitude de robot sans émotions et occupez-vous les deux mains afin de ne pas tomber dans la sur-intervention. Ce que j’aime bien dire à mes parents, c’est: « Allez vous laver les mains! Écartez-vous de la zone de danger! ». Et on revient lorsque l’enfant est calme et réceptif. Félicitez le plus petit progrès au lieu de mettre l’accent sur les notes moins satisfaisantes. Interrogez-le sur son ou ses défis, son objectif et la stratégie qu’il compte utiliser pour l’atteindre. Vous connaissez l’effet Pygmalion? Le principe est de démontrer au jeune qu’il est extraordinaire et qu’il possède toutes les qualités pour dépasser ses limites et son objectif. Vous en êtes certain, c’est indéniable!

 

https://www.linternaute.fr/dictionnaire/fr/definition/effet-pygmalion/


Psychologie

Leffet Pygmalion est linfluence que peut avoir un professeur ou un mentor sur un de ses élèves suite à une supposition sur son parcours scolaire qui servira de référence pour lavenir.

Exemple : Mon professeur d’arts plastiques m‘avait dit que j‘avais du talent pour la sculptureCela a eu un effet Pygmalionet jai choisi cette voie.

 

Pour conclure, utilisez l’humour et le jeu pour faciliter la transition des devoirs et des leçons. Encouragez votre enfant à persévérer et permettez-lui de pouvoir constater ses efforts par lui-même. Il est le premier agent de son changement, donc il en va de sa responsabilité de prendre en charge ses efforts et sa motivation. Déterminez une période fixe de travail, à des heures raisonnables, donc avant 18h30 si possible. Sinon, remettez le tout au lendemain afin que votre enfant soit reposé et disposé à assimiler sa matière. Continuez votre merveilleux travail, c’est presque fini! Vos efforts à tous seront bientôt récompensés!

 

Laithicia Adam, coach familial, Hypnologue spécialisée avec les 0 à 12 ans

Fondatrice et directrice de Lili Rescousse

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