La parentalité positive VS le parent parfait

Plusieurs d’entre vous connaissez la parentalité positive. Mais combien d’entre vous l’utilisez adéquatement??

Ce n’est pas toujours évident de s’y retrouver au milieu des différentes approches qui sont proposées dans les livres, sur les réseaux sociaux, par l’entourage ou par les différents spécialistes. Mais chose certaine, nous désirons tous le meilleur pour nos enfants, c’est-à-dire qu’ils puissent s’épanouir et grandir dans un environnement sécuritaire et aimant. Toutefois, les pièges peuvent être grands et sournois. Je vous ai donc préparé quelques stratégies positives et bienveillantes à utiliser afin de vous guider dans cette aventure qui est « Être un parent en 2021 ».

Tout d’abord, voyons ce que signifie la parentalité positive:

«Il s’agit d’attitudes, de réactions et de techniques pour résoudre les problèmes, sans créer une frustration profonde aussi bien chez l’enfant que chez les parents. La parentalité positive est un style éducatif qui consiste à trouver le juste milieu entre autorité et autorisation.»https://www.google.com/search?q=d%C3%A9finition+la+parentalit%C3%A9+positive&rlz=1C1SQJL_frCA874CA874&oq=d%C3%A9finition&aqs=chrome.0.69i59j69i57j35i39j0i433j0l6.5038j0j15&sourceid=chrome&ie=UTF-8.

Cependant, cela ne signifie pas que vous devez vous plier à toutes les exigences, les caprices et les états d’âmes de votre petit bout de chou. Comme il est écrit ci-haut, il est primordial d’avoir un juste équilibre dans nos interventions. Il est souhaitable de faire la différence entre établir un cadre sécurisant et bienveillant et ne mettre aucune limite en laissant faire à l’enfant tout ce qu’il souhaite par peur d’une crise ou de le brimer dans ses envies.

L’une des bases de cette approche est de pouvoir identifier, comprendre et verbaliser le besoin de notre enfant et d’y adapter nos interventions. Cela lui permet de grandir dans un environnement sain où il trouvera des opportunités pour développer son autonomie, sa confiance en soi, en l’autre et en son environnement.

Voici des petites stratégies toutes simples à mettre en place afin de favoriser votre parentalité positive et bienveillante :

  • Définir un cadre où votre enfant peut circuler librement et en toute sécurité;
  • Établir des limites claires, constantes et cohérentes et ce, tous les jours;
  • Utiliser des verbes d’action positifs lorsque vous souhaitez obtenir la collaboration de l’enfant, lors d’une consigne par exemple: « Viens ranger tes jouets, brosse tes dents, mets la table, etc.» Au lieu de dire: « Est ce que, veux-tu, pourrais-tu svp » (ici, je sais pertinemment que vous souhaitez être agréable et poli pour démontrer l’exemple. Toutefois, vous aurez plein d’autres opportunités pour lui offrir ce modèle, mais pas lorsque vous souhaitez qu’il exécute votre consigne);
  • Énoncer une consigne claire et lui offrir deux choix en lien avec ses intérêts et qui sont acceptables pour vous.

Dans la parentalité positive, le parent est amené à guider, encourager et soutenir son enfant dans les différentes sphères de son développement. Il aura besoin de votre patience et de votre indulgence pour lui permettre d’évoluer et de se construire de manière saine et bienveillante. Mettre un cadre avec une structure et des limites connues fait en sorte que l’enfant se sent en sécurité et il est en mesure de circuler librement, de faire des découvertes et des expériences qui lui seront bénéfiques pour son autonomie. Lorsque vous posez de simples questions comme par exemple : «Qu’est-ce qu’on fait après le bain? Qu’est-ce qu’on fait avant de manger?», vous invitez l’enfant à utiliser son cerveau intelligent, le «néo cortex», ce qui l’amène à réfléchir, à s’intérioriser et à prendre une décision. Ici, j’aimerais porter votre attention sur le fait que l’enfant prenne une décision, car si l’enfant ne fait aucun choix, il devra assumer que vous allez prendre la décision pour lui. Vous lui démontrez donc que vous êtes solide, confiant, conséquent et cohérent dans vos demandes.

À l’inverse, lorsque vous répondez aux ordres de votre enfant, à une attitude et à des demandes empreintes de colère, d’agressivité et d’impolitesse, cela envoie le message que vous êtes en accord avec ce comportement. Ainsi, on peut régulièrement constater chez l’enfant de l’insécurité et de la désorganisation puisqu’il ne sait pas jusqu’où il doit aller pour obtenir une réponse d’un adulte solide et confiant. Lorsque votre enfant est dans cette situation, voici quelques pistes de solutions à mettre en place :

  • Reformulez sa demande correctement pour lui;
  • Donnez-lui du temps et de l’espace pour se mettre en action;
  • Offrez-lui un câlin s’il y a des signes de débordement ou tout simplement pour l’aider à se mettre en mouvement;
  • Donnez-lui la bonne façon de faire, les bons mots à utiliser;
  • Offrez-lui votre aide et votre soutien sans le faire complètement à sa place.

On lui démontre ainsi à assumer la conséquence de ses choix et ce, jusqu’au bout. Je ne vous apprends rien en vous disant que si vous décidez de revenir sur votre décision après 30 minutes de pleurs, vous envoyez le message suivant à votre petit trésor: «Si je pleure ou si je fais une crise assez longtemps, papa ou maman changera d’idée et j’obtiendrai ce que je veux!». La constance et la cohérence sont donc de mise comme vous pouvez certainement vous en douter!

Ce n’est pas négatif de mettre une conséquence qui est en lien avec le comportement inadéquat. Au contraire, l’enfant en retire un apprentissage constructif qui lui servira éventuellement, à force de répétitions. On revient encore une fois à cette fameuse constance et cohérence. Voici une petite marche à suivre :

  • Verbalisez à l’enfant qu’il s’est trompé, qu’il a fait une erreur;
  • Mentionnez-lui que ce n’est pas grave. Demain, il pourra faire un autre choix;
  • Verbalisez-lui qu’il a le droit d’être en colère ou déçu de lui;
  • Montrez-lui et dites-lui que vous comprenez ce qu’il vit et que la prochaine fois, il prendra certainement une meilleure décision;
  • Enseignez-lui ce qu’il peut dire ou faire lorsqu’il vit une émotion. Donnez-lui des actions concrètes en lien avec ses intérêts;
  • Souvenez-vous qu’il est en apprentissage et qu’il a besoin de votre soutien pour prendre une décision éclairée.

 

En terminant, comme votre famille est unique, je vous invite à utiliser votre petite voix intérieure et à lui faire confiance. En tant que parent, nous possédons tous une petite voix qui nous parle et nous envoie des messages positifs ou négatifs. Généralement, elle nous conduit vers des interventions qui sont justes. Toutefois, la peur, la crainte du jugement des autres, la peur d’avoir une crise ou de décevoir notre enfant vient régulièrement altérer cette petite voix qui nous amène à mettre un pansement ou à se mettre la tête dans le sable. Étant une maman moi-même, je comprends parfaitement que nous pouvons parfois choisir des actions/gestes qui nous permettent de souffler un peu. Sachez qu’il n’y a pas de mal à faire des exceptions à une règle. Toutefois, c’est l’inconstance et l’incohérence dans celles-ci qui apportent de la confusion et des comportements inappropriés chez nos petits trésors.

Comme à l’habitude chers parents, je reste à l’écoute et disponible si le besoin se fait sentir. Je vous invite à visiter et à vous abonner à ma chaîne Youtube. Vous y trouverez une foule de capsules et d’outils pratico-pratiques à mettre en place au sein de votre merveilleuse famille!

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Laithicia Adam, Coach familial, Hypnologue spécialisée avec les 0 à 12 ans

Fondatrice et directrice de Lili Rescousse

Lrcoachingfamilial.ca

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